Les allocations familiales sont des prestations sociales, uniques ou périodiques (mensuelles ou annuelles), indépendantes du montant du salaire, du taux d'activité ou du versement de pensions alimentaires. Elles doivent servir à subvenir aux besoins de lenfant.
Elles comprennent :
- Une allocation pour enfant de Fr. 300.- ;
- Une allocation de formation professionnelle de Fr. 400.- ;
- Une allocation de naissance de Fr. 2'000.- ;
- Un supplément pour famille nombreuse à partir du 3ème enfant du même ayant droit de Fr. 100.- pour les allocations pour enfant et de formation professionnelle et de Fr. 1'000.- pour l'allocation de naissance.
Le droit aux allocations familiales prend naissance et fin avec le droit au salaire. Cependant, il est maintenu lorsque layant droit est empêché de travailler, notamment en cas de décès, daccident, de maladie, de grossesse ou de maternité pendant le mois de la survenance du risque, ainsi que durant les trois mois qui suivent.
Chaque enfant de père ou de mère salarié n'ouvre un droit quà une seule allocation qui ne peut être cumulée avec dautres allocations légales du même genre versées en faveur du même enfant. Néanmoins, les allocations familiales peuvent être cumulées avec les rentes d'orphelin, les rentes pour enfant de l'AVS et de l'AI, ainsi que les allocations pour enfant prévues dans une convention collective de travail ou dans un contrat de travail.
Les enfants qui ouvrent un droit à ces prestations sont :
- Les enfants avec un lien de filiation - légitimes, naturels et adoptés ;
- Les enfants du conjoint ou du partenaire enregistré selon le droit fédéral ;
- Les enfants recueillis durablement et gratuitement au domicile (de l'ayant droit) ;
- Les frères, les soeurs et les petits enfants (de l'ayant droit) avec preuve de l'entretien prépondérant s'ils ne vivent pas dans le même foyer.
Si une personne salariée travaille pour plusieurs employeurs, elle ne pourra bénéficier que d'une allocation par enfant, payée par la caisse de l'employeur qui lui verse le salaire le plus élevé.
Le législateur a mis en place un ordre de priorité afin de déterminer l'ayant droit des prestations :
- Exercice d'une activité lucrative ;
- Détention de l'autorité parentale ;
- Domicile principal de l'enfant ;
- Exercice de l'activité lucrative dans le canton de domicile de l'enfant ;
- Revenu soumis à l'AVS le plus élevé.